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Le MiLL, le Musée Ianchelevici de La Louvière célèbre ses 30 ans cette année. Un anniversaire qu’il a décidé de partager avec le public tout au long de ce weekend. Des visites, des ateliers et toute une série d’activités ludiques étaient organisées durant deux jours, dans et à l’extérieur du musée. Manuela Pintus et Didier Devos

30 MILL

Participation d'Amazone dans l'exposition de Jean Pirlot à UCCLE du 21 mars au 22 avril 2018 :

Venez découvrir la rencontre de Jean Pirlot, artiste avec la Ketje de Wavre.

   

"La vie laisse des traces, et fait des cadeaux.
Nous, les humains, nous nous tenons sur cette longue route qui nous marque et nous constitue.
Nous avons reçu des écorchures, des cicatrices, des stigmates. Notre corps est un livre qui accumule notre récit. Sur mon bras, l’estafilade laissée par un bloc de silex tombé d’une falaise que je tentais d’escalader lorsque j’étais adolescent.
Notre corps, unique et singulier, est aussi cet objet magnifique et précieux que nous avons la liberté d’offrir à la caresse ou au regard de ceux que nous voulons.


Amazone, parmi les humains, fait usage de ses libertés : elle pose nue ! Elle offre son corps à la créativité, à la recherche, à la besogne, à la joie des artistes. Les artistes lui disent : « Je regarde votre corps et je le sculpte, je le croque, je le peins, je le photographie. Ça me réjouit ! »
Amazone demeure offerte à ce travail en toute clarté. Elle s’offre et se déballe. Elle se tient au milieu de la lumière et chacun dispose du privilège de la regarder pour en faire émerger une œuvre.


L’existence fait des cadeaux : voici des sculptures, des croquis, des peintures, des photographies qui ébranlent et réjouissent notre époque. Ainsi va l’art. Le grand chant du monde, auquel contribue l’Amazone."


Xavier Deutsch. 

Ecrivain belge

(Merci, Xavier, pour ces lettres mises ensemble constituent un texte juste qui traduit l'émotion de la vie ! )

image pub mill 27mai2017

Le samedi 27 mai 2017 de 15h à 16h, le Mill - Musée Ianchelevici avaient fixé un rendez-vous aux passionnés de dessin, étudiants en Art, artistes amateurs ou confirmés.
Deux modèles vivants professionnels de CroquezNous (1 homme et 1 femme vêtus d'un drapé) ont posés à l'entrée du musée, en extérieur (la météo était parfaite).

Ils se sont laissé guidé par la ligne, le volume et le mouvement du corps humain.

"Valérie Formery et son équipe vous remercie chaleureusement de votre participation artistique et tient à saluer la qualité de votre travail. J'espère que de votre côté vous avez pris plaisir à faire de ces moments une des réussites de notre week-end d'anniversaire." Directrice du Musée

Voyez plutôt ce reportage de l'ACTV. http://www.antennecentre.tv/www/la_louvi_re_le_mill_f_te_ses_30_ans_-88634-999-226.html

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Modèle d’art professionnel, artiste, performeuse, auteure, réalisatrice et fondatrice d’association, Maria Clark se livre corps et âme sur son métier de modèle et la philosophie qui le sous-tend.
 
Modèle d’art. C’est ainsi que l’on nomme les muses et modèles qui posent pour des peintres, sculpteurs, photographes et autres artistes plasticiens. Il s’agit d’un métier ancestral, mystérieux, parfois méprisé, souvent fantasmé. Depuis toujours, le corps, réinventé dans l’œuvre, sublimé par la couleur, la lumière et le matériau, transmet une émotion universelle. Cette émotion puise autant son origine dans le regard de l’artiste que dans le talent du modèle à proposer, investir et garder la pose. Car malgré une apparente simplicité, poser est un art qui exige de réelles qualités physiques, mentales, artistiques et humaines. Maria Clark, modèle d’art expérimentée, et convoitée, du milieu Beaux-Arts de la Capitale, a accepté de lever le voile sur son métier, sa passion.Maria Clark  ©DR

Maria, vous êtes modèle d’art depuis plus de dix ans. Pourquoi ce choix ?
J’ai commencé à poser à 23 ans pour un peintre avec lequel je vivais. Plus tard, en 1995, je suis devenue modèle pour les ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris, puis en 2006, j’en ai fait une profession. Mon parcours est très éclectique. Je suis née en Angleterre. Mes parents et moi avons déménagé en France, dans le Gard, quand j’avais six ans. J’ai fait des études d’arts plastiques au lycée. J’ai aussi étudié la danse contemporaine et le cinéma à l’université, à Paris, et la philosophie de l’art à la Sorbonne, puis j’ai suivi une petite formation en médecine traditionnelle chinoise. Cette année, je me suis réinscrite en thèse d’arts plastiques. C’est surtout la danse qui m’a amenée au métier de modèle. Le lien entre peinture et danse, c’est le souffle, le vivant. Je suis une passionnée, et derrière mon éclectisme se cache une réelle cohérence dont les fils conducteurs sont l’art et le corps.

Quelles sont vos affinités et préoccupations artistiques ?
J’aime ce qui a du sens, du poids dans les propositions artistiques. Longtemps, j’ai aimé la peinture expressionniste, tourmentée. L’œuvre de Bacon également. Maintenant, j’apprécie les transparences et la légèreté, ça m’apaise. J’aime aussi l’art contemporain, les installations vidéo, les performances, tout ce qui traduit l’existence et le spirituel humain. Notre civilisation est imprégnée d’une culture gréco-romaine axée sur la notion de beau, avec ses canons esthétiques. Je pense qu’il existe une autre façon d’appréhender le corps humain que la représentation du beau. Ce qui m’intéresse, c’est la représentation du vivant. L’art de la pose est une énergie censée inspirer pour créer de la vie, et non uniquement pour représenter une figure.

Dessins d’élèves d’après modèles vivants d’ateliers : ©DR   Comment se déroule une séance de pose ?
Souvent, j’arrive en avance sur le lieu de pose, chargée de ma vie quotidienne. Je pénètre dans la sphère de l’atelier comme dans une bulle, un autre espace-temps. J’ai un quart d’heure pour me changer. J’enfile mon kimono derrière un paravent. Ce n’est qu’une fois sur la sellette [1] que je l’ôte. La sellette c’est un espace intime qui appartient au modèle, et à lui seul. Le travail est différent selon que je pose pour des élèves, ou pour un peintre en privé. Avec un peintre, nous développons une réelle collaboration. J’ai travaillé de longues années avec Daniel Riberzani [2] par exemple. Il me donnait une piste de départ, par des mots ou des idées. Je lui faisais alors une proposition, un mouvement lent que je faisais évoluer, un peu comme du Qi qong. A un moment donné, il m’arrêtait et la pose était choisie. En réalité, les poses ne sont jamais complètement figées. Il y a toujours des micro mouvements, ne serait-ce que par la respiration. Une séance de poses n’excède pas quarante-cinq minutes. Elle est ensuite suivie d’un quart d’heure de repos légal. Puis s’enchaine une nouvelle session de quarante-cinq minutes, et cela plusieurs heures durant. Le modèle est auteur de ses poses.  Ma force de proposition doit alors être inventive. J’aime alterner des poses en tension et des poses relâchées et m’en amuser. C’est important aussi de s’amuser parfois !

C’est difficile de tenir la pose ?Maria Clark modèle d'art
 Même si l’on vient de la danse comme moi et que l’on possède certaines qualités physiques, ce n’est pas évident. Au début, je pouvais prendre des poses compliquées, en torsion, difficiles à tenir. Les articulations trinquent. Avec l’expérience j’ai appris à mieux gérer mon temps et mon corps.  Pour éviter de se faire mal, il faut bien se connaitre. La pose la plus difficile que j’ai eu à tenir c’était dans une école : la même pose assise, quinze heures par semaine,  pendant trois mois ! J’avais terriblement mal aux ischions ! Les poses longues en positions allongées sont aussi difficiles parfois, car tout le poids du corps repose sur les mêmes points sous l’effet de la gravité. Dans une pose debout, on peut plus facilement réadapter son centre de gravité, même si, sur la durée, ça fait mal à la plante des pieds. Poser nécessite un ancrage, une bonne perception de l’espace, du temps, de la lumière également.

Maria Clark modèle d'artDans quel état d’esprit le modèle pose-t-il ?
Il faut une forme d’humilité, c’est un don de soi au profit d’un processus artistique. Il n’y a donc aucun exhibitionnisme dans mon acte. Je dois m’adapter à l’environnement,  ressentir l’ambiance générale. Quand j’entre dans une salle où l’énergie est molle ou électrique, j’ai envie, par ma façon d’être, d’apaiser et d’inspirer les élèves. A la différence de certains modèles plus « comédiens », je n’entre pas dans la peau d’un personnage. Je suis au contraire pleinement moi-même. J’oublie mon intellect pour entrer dans une sorte de cocon méditatif. Mais chaque modèle a son style, sa façon de poser ! Dans la plupart des ateliers, l’univers est bienveillant. En tant que modèle, on est plutôt bichonné. Personnellement, je suis dans l’accompagnement : de même que Socrate, en tant que philosophe, aidait les gens à accoucher de leur esprit, je suis le soutien silencieux et immobile qui aide les gens à accoucher de leur créativité. Ce qui me motive, à la base, c’est l’humain.

De façon paradoxale, ce métier, en apparence impudique, a traversé les siècles avec pudeur…
Maria Clark modèle d'art Le monde des ateliers d’art est un peu secret, hors du commun. Pour moi, il existe une éthique derrière l’acte de poser. D’une façon générale, je combats tous les préjugés. Quand je pose, je ne me montre pas. Quand je pose, je suis. Le tabou de la nudité, c’est juste culturel et éducatif. On vient au monde nu, la nudité c’est une chose simple ! Ceux qui considèrent ce métier comme impudique devraient essayer de dessiner d’après modèle vivant. Ils oublieraient vite la nudité. Ce que l’on voit en dessinant, c’est le corps dans l’espace, son architecture, ce sont des directions…

Vous parlez d’“espace hors du temps”, d’“instant plus-que-présent”. Etes-vous portée par une spiritualité particulière ?
Dans un sens, oui. Quand j’ai suivi mon initiation en médecine traditionnelle chinoise (MTC), la pensée taoïste m’est apparue très familière, conforme à mes intuitions. J’y ai retrouvé par exemple l’idée que notre corps est notre propre pays, la correspondance entre les cinq organes et les cinq éléments, celle entre microcosme et macrocosme, la notion de méridien, donc de réseau. Quand je pose, je suis une partie du grand tout. De même que la goutte d’eau contient l’océan, mon corps, c’est le monde. Ma limite, pour adhérer vraiment à la pensée taoïste ou bouddhiste, c’est peut-être la « juste mesure », la « voie du milieu ». Je suis une femme émotionnelle, bien trop passionnée !


Vous avez créé une association de modèles. Pourquoi ?

Dessins d’élèves d’après modèles vivants d’ateliers L’histoire a commencé en 2008 avec la suppression du cornet [3] par la Ville de Paris, qui amputait jusqu’à 20% des revenus à certains modèles. On a alors demandé une revalorisation des salaires, que l’on n’a d’ailleurs obtenu qu’en partie. Les modèles, jusqu’alors isolés, ont commencé à se parler, à se réunir. J’ai ensuite fondé la Coordination des Modèles d’art, une association qui compte pour l’instant une trentaine de membres et un réseau plus étendu de 200 modèles francophones. C’est une association collégiale et nous avons plusieurs pôles d’actions. C’est un espace de réflexion et d’engagement pour définir le modèle d’aujourd’hui, le valoriser et améliorer ses conditions de travail. Nous sommes cinq bénévoles à en assurer le collectif d’administration.

 

Vous venez de réaliser un film sur l’art de la pose. Quand sortira-t-il ?
Dessins d’élèves d’après modèles vivants d’ateliers Le DVD de mon film, Le Modèle vivant déplié, sortira en septembre prochain. En 2012, j’avais déjà publié un livre, À bras-le-corps, qui parle entre autres de mon activité de modèle.  Là, j’ai eu envie d’éclairer ce métier autrement. Il s’agit d’un documentaire d’art qui aborde des thématiques essentielles comme le temps, l’espace, le nu, l’immobilité, l’histoire, l’univers des ateliers… J’ai réalisé six interviews de modèles de profession (trois hommes, trois femmes, de 30 à 70 ans), puis j’ai intégré une dimension plus esthétique de l’image, en y incluant une relation à la pose et à la peau. Je souhaitais re-contextualiser ce métier au sein de l’Histoire et lever le voile de l’ignorance. Que les gens découvrent les valeurs existentielles de cette activité et du processus de création qui l’accompagne.

 

Pensez-vous jouer un rôle dans la sauvegarde des valeurs humaines de notre époque ?Dessins d’élèves d’après modèles vivants d’ateliers
 Le rôle de l’artiste est crucial. Je considère que la condition d’artiste constitue en soi une forme de résistance, de contre-pouvoir. Je me suis impliquée dans le combat sociétal par mon travail personnel. J’ai réalisé pas mal de performances et d’installations artistiques, en particulier sur les thématiques de la frontière et de l’exclusion. Aujourd’hui, je reviens au dessin et à la peinture, et mon propos est plus axé sur l’intimité et « l’insularité » de chacun. Ma préoccupation c’est l’être humain avant tout, son épanouissement, sa liberté et son positionnement dans la communauté. Ce qui me motive, c’est finalement la quête du bonheur de chacun… Tous les moyens, tous les médias, sont bons pour prôner ces valeurs.

Propos recueillis
par Marlène Eliazord

[1] Sellette : petite estrade destinée au modèle.
[2] Daniel Riberzani : Artiste peintre, né en 1942 à Paris. Diplômé de l’école des Arts Appliqués en 1962, il expose aux USA, au Japon, au Canada, en Allemagne. Parallèlement à ses travaux de peinture et de dessin, il s’intéresse également à la tapisserie et  au vitrail.

[3] Cornet : pourboire octroyé au modèle.

Images :
– Maria Clark : ©DR
– Dessins d’élèves d’après modèles vivants d’ateliers : ©DR

 

Modèle pour sculpteur de statues grecques, un métier ?

I Comme juin 2017 CroquezNous

Info ou Intox ? La réponse ici :

I comme Info ou Intox

20170617 IComme RTL

20170617 IComme RTL2

 

Aux yeux de la loi, l’activité du modèle vivant, du modèle d’art, était considérée comme un hobby. Depuis sa création, CroquezNous s’efforçait de faire évoluer la législation et de faire admettre que l’activité du modèle est à la fois une compétence à part entière et un travail professionnel.
Désormais, c’est acquis : les modèles d’art ont un statut, et nous ressentons une grande fierté à avoir mené cette lutte et obtenu un résultat. CroquezNous a établit un barème et des conditions de travail.
D’ores et déjà, deux modèles ont obtenu leur statut d’artiste. Corinne a pu convaincre l’Onem, puis le Forem que son activité de modèle constituait un travail artistique et que son statut d’artiste était légitime. Elle a été entendue : il ne lui est désormais plus demandé de se mettre à la recherche d’un autre emploi. Un deuxième modèle est dans un cas similaire : en présentant à l’Onem des contrats de modèle, en plus de ses contrats de comédienne, elle a vu son statut d’artiste reconduit.

Pour ce qui concerne CroquezNous, c’est à la fois une victoire et une fierté. C’est aussi une belle évolution dans nos pratiques.

Modèle d'art aussi appelé modèle vivant. Voilà un métier insolite et peu connu du grand public. Une profession qui lutte pour trouver sa place et qui est aidée depuis 2013 par l'asbl "CroquezNous" dont les activités se déroulent essentiellement en Brabant wallon. Notre stagiaire Audrey Van Ael et Samuel Francis ont assisté à une séance de pose à Ottignies-LLN.

http://www.tvcom.be/index.php?option=com_content&view=article&id=17918%3Aottignies-lln-profession-modele-d-art&catid=128&Itemid=348

profession modèle d'art par TVCOM

A vos crayons !!! Des modèles vivants prennent la pose !

image pub mill 27mai2017

Le samedi 27 mai 2017 de 15h à 16h, le Mill - Musée Ianchelevici fixe rendez-vous aux passionnés de dessin, étudiants en Art, artistes amateurs ou confirmés.
Deux modèles vivants professionnels de CroquezNous (1 homme et 1 femme vêtus d'un drapé) poseront dans les salles du musée ou en extérieur (si la météo le permet).

Laissez-vous guider par la ligne, le volume et le mouvement du corps humain.
Le premier outil reste votre main qui saisit le crayon, le fusain, le pastel…

EN PRATIQUE :
Munissez-vous d’un support adapté à la prise de croquis, de votre matériel pour une technique sèche (crayons, fusain, .. ). Vous pouvez également apporter un petit tabouret pliable.

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La voix du Nord : Lille : le 8 juin, au palais des Beaux-Arts, dessine-moi un modèle vivant

« Le grand public découvrira un métier dont l’image reste très romancée, voire fantasmée. La base du modèle vivant est l’enseignement. Cela correspond parfaitement à l’esprit des Beaux-Arts de Lille. » Pascale Nicolas, modèle, sera de la 12e Nuit du modèle vivant qui se déroulera le 8 juin. L’événement connaît un tel succès qu’il prend crânement possession des lieux.

Amandine Jeanson, en charge de l’organisation, poursuit : « L’atrium sera ouvert mais également les deux salles de peinture à l’étage. Cinq modèles se produiront au total. Notre volonté est de faire coller cette Nuit aux collections et expositions qui se tiennent en ces murs. »

À ceux et celles qui n’osent franchir la porte d’une école de dessin, qui doutent de leurs capacités, de leur talent, voici l’occasion rêvée de se confronter « sans jugement » à la réalité. Avec, en prime, les conseils des quelques plasticiens présents. Quant aux modèles vivants, leur regard bienveillant est acquis. « C’est un véritable plaisir de se faire offrir un dessin, de percevoir ce qu’un artiste a ressenti. Peu importe, la qualité académique de son œuvre, c’est l’émotion qui prime sur le beau. Parfois, on reste surpris de constater que quelqu’un qui ne vous connaît pas a su saisir une émotion intime… »

Pascale Thomas participera à la 12 e  Nuit du modèle vivant : « Parfois, on reste surpris de découvrir une émotion. »

Pascale Nicolas participera à la 12e Nuit du modèle vivant.

Avant d’y arriver, le parcours est celui du combattant. « Quand on pose, la première réalité est la gestion de la douleur, des muscles qui se contractent. L‘esprit se libère ensuite et on ne sent plus ces yeux sur nous. » La réalité revient lors du « break ». La reprise de la conscience de « son état de nudité », peut se révéler « difficile ». Pour tempérer l’impression, Pascale Nicolas glisse : « Nous sommes portés par la concentration du public. » Au terme, il est une certitude. Ni sonnante, ni trébuchante. En quatre ans de pose, la modèle avoue n’avoir perçu aucun regard négatif. « Que l’étonnement et l’envie d’apprendre. » Ces moteurs porteront la prochaine Nuit du modèle vivant. « Débutants ou non, tout le monde est le bienvenu », rappelle Amandine Jeanson.

« Susciter, révéler... Notre travail rejoint l’enseignement artistique. »

« Il faut souligner l’avant-gardisme du palais des Beaux-Arts. Lille est bien plus en avance que Paris sur la question », lâche Pascale Nicolas qui se bat pour la reconnaissance de son statut.

12e Nuit du modèle vivant, nocturne étudiants, moins de 26 ans, palais des Beaux-Arts, mercredi 8 juin de 19 h à 22 h. Entrée libre. L’événement se doublera d’un concert rock assuré par Paranoïd Waves à 21 h 15. Ateliers, visites, animations...

Coordination des modèles d’art : https://modelesdart.wordpress.com

http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-le-8-juin-au-palais-des-beaux-arts-dessine-moi-un-ia19b0n3547522